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Flash Info du 17 Mai 2010

17 mai 2010 par Flash Info



Opinion et débats : la réponse d’un responsable marketing et tarification de la Sncf Proximité. L’indemnisation des retards en TER. Pour le TER, l’engagement horaire garanti (compensation du 1/3 du prix du billet pour un retard supérieur à 30 minutes dont la Sncf est responsable pour les trajets de plus de 100 km) ne s’applique pas. Mais des dispositions existent : tout d’abord, c’est effectivement bien la Sncf qui fait rouler les trains et est responsable de la qualité du trafic. Ce rôle d’exploitant, elle l’assure devant le Conseil Régional, à qui elle rend des comptes en termes de qualité de service et de ponctualité. Ainsi, dans les conventions TER, le Conseil Régional fixe des objectifs de qualité et de ponctualité à la Sncf. Si ces objectifs ne sont pas atteints, la Sncf paie des pénalités financières au Conseil Régional. Certains d’entre eux ont choisi de reverser ce malus, ensuite, aux clients du TER sous différentes formes. Deuxièmement, et d’un point de vue plus individuel, lorsqu’un voyageur n’a pu réaliser totalement ou partiellement son voyage en TER suite à un incident dont est responsable la Sncf, alors le billet est remboursé pour la partie du trajet qui n’a pu être réalisée. Enfin, lorsqu’un voyageur a pu réaliser son voyage en totalité mais dans des conditions particulièrement dégradées, pour des motifs imputables à la Sncf, un geste commercial peut être fait. Il s’apprécie en fonction des circonstances et au cas par cas. Ainsi, des dispositions sont bien prévues, selon les circonstances mais pas de manière systématique, pour indemniser le voyageur TER en cas de retard important imputable à la Sncf. En Bourgogne, le Conseil Régional se doit de reverser le malus aux clients du TER, c’est écrit dans la convention qui lie la Région Bourgogne à la Sncf.


Intempéries hiver 2009 et grève avril 2010, des mesures commerciales selon les régions : existe-t-il une discrimination du taux d’indemnité par région ? (Suite et fin) ¤ la Sncf avait annoncé par l’intermédiaire de son dirigeant Guillaume Pepy, que des mesures de remboursement en faveur des usagers lésés seraient mises en place dès la fin de semaine. Voici un rapide tour de table de ses mesures commerciales pour lesquelles chez nous la région Bourgogne par exemple n’a pas participé ¤ Rhône-Alpes : un geste commercial a été fait pour les habitués des TER rhônalpins. Josiane Beaud, directrice régionale de la Sncf, l’avait annoncé : « une réflexion était en cours pour trouver une forme d’indemnisation pour les abonnés des TER ». Bilan : 30% de la valeur des abonnements du mois d’avril. Cette indemnité est prise en charge totalement par la Sncf. ¤ Pays de la Loire : la Sncf a décidé d’un geste commercial pour les 13 000 abonnés travail de ces trains express régionaux. Ils bénéficieront d’une remise de 25 % sur leurs prochains achats de coupons mensuels. On peut se demander pourquoi les scolaires ne sont pas inclus dans ce geste commerciale. « Tous les usagers doivent être placés sur un même socle d’égalité », souligne le président de l’Adula, l’association de défense des usagers de la ligne Lyon-Ambérieu. ¤ Basse Normandie : 40 % de réduction sur l’achat d’un abonnement mensuel de mai ou juin 2010, sur remise de l’original d’un abonnement mensuel. ¤ Bourgogne : une mesure qui prend la forme d’une réduction de 25% sur les abonnements du mois de mai 2010. Mais pas de participation de la part de la région. L’étude du nombre de Ter supprimé et de Ter en retard est en cours.

Bilan : pourquoi autant de différence entre région ? N’avons-nous pas été tous dans la même galère ? Ou est-ce tout simplement des volontés et pressions politiques plus actives dans une région que dans une autre ? Laroche-Migennes fut d’ailleurs l’un des derniers bastions en région Bourgogne à avoir lâché le piquet de grève, au grand désarroi des usagers auxerrois. Pour revenir sur les indemnités que la FAUV réclame pour l’hiver dernier en région Bourgogne, il faut savoir que les usagers de la région Rhône-Alpes par exemple ont été indemnisés pour service non rendu durant les intempéries, une indemnisation partagée en la Sncf et le Conseil Régional Rhône-Alpes. Les abonnés d’Orléans ont quant à eux été indemnisés de 80 euros pour la dite période hivernale. En Bourgogne, ni la Sncf, ni le Conseil Régional de Bourgogne se sont exprimés à la demande de la FAUV. La demande est restée sans suite ! Elus ils ont été. Efficaces le sont-ils pour 1,20 € / par Bourguignon ?

 

22h45 « […] c’est ton dernier mot Jean-Pierre ? » (Suite et fin) ¤ Souvenez-vous, la semaine dernière, le 07 mai 2010, 21h00 à Paris Bercy, la plus grosse locomotive à vapeur d’Europe, la 241P17, est arrivée à l’heure dans une gare déserte accueillie sans fanfare ni fleuron. Et pendant ce temps là, à 22h40, une équipe de 5 agents Sncf cherchait à prendre contact avec GUTER qui ne répondait pas suite à la panne de la locomotrice du Ter de 22h20 ¤ « ils ne décrochent pas. On a tous essayé avec nos téléphones pro, et ils ne décrochent plus » répond le conducteur. « Votre ligne doit être en dérangement, tenez, prenez mon téléphone, et essayez à nouveau » « Oui, c’est le conducteur du […] alors ?, on peut prendre la rame à quai ? T’es sûr ? C’est ton dernier mot « Jean-Pierre » ? Jean-Pierre se nomme GUTER, le Gestionnaire Unique TER ayant en charge l’affectation des locomotives sur la région Bourgogne. ¤ Pour la direction de la Sncf Ter Bourgogne Nord, « le chef de gare assure que les annonces ont été faites en bonne et due forme à partir de 22h10 » et que « le chef d’escale s’est ensuite présenté sur le quai pour informer les voyageurs présents ». ¤ Pour le seul agent d’accueil présent, il a confié que son service était terminé et qu’il restait afin d’aider le chef de service. ¤ Pour l’équipe de bord du Ter non encore à quai, aucune présence renforcée des agents d’accueil en gare n’a été prévue. Malgré leurs efforts, ils sont impuissants face aux problèmes quotidien et aux décisions prisent par leur direction. ¤ Pour les voyageurs qui n’auraient pas du monter à bord du seul Ter Bourgogne à quai, portes ouvertes, lumières allumées, mais non affiché, aucune annonce ne leur est parvenu, ni à bord ni sur le quai. Cela fut considéré comme un simple retard, un retard de 30 minutes tout de même au départ et plus à l’arrivée. Bilan : une réponse officielle, des réactions différentes.


L’invité de la rédaction : Michèle, auxerroise, « un bombardier 2×4 à assumé le trajet Auxerre/Paris sans changement à Laroche-Migennes, comme avant le cadencement, pourquoi ne pas continuer […] ? » Habitant Augy, Michèle travaille à Paris tous les jours de la semaine. Elle a décidé de s’exprimer sur les conséquences : Depuis janvier 2010, nous avons subi 4 grèves, les 29 janvier, le 3 février, le 23 mars, et la dernière du 07 au 22 avril. C’était pour moi, une obligation d’aller à Laroche-Migennes en voiture car, soit il n’y avait pas de train au départ d’Auxerre, soit il n’y a pas de correspondance à Laroche-Migennes pour rentrer (sauf d’attendre 1heure, mais comme je me lève 4h30, j’ai envie de rentrer le plus vite possible chez moi). Sur ces 20 jours globaux de grève depuis le début de l’année, je comptabilise 8 jours où j’ai dû prendre ma voiture, dont 7 en avril. Pour les autres jours, j’ai opté pour le covoiturage quand c’était possible. Bilan financier de mes dépenses: 60 kms (Aller retour) avec un véhicule de 6 CV. Selon le barème des impôts 2010 : 60 x 8 jours x 0,536 = 257,28 dont pour avril 2010 la somme exacte de 225,12€ en frais supplémentaire. Sur ces 16  jours de grève en avril, j’ai eu droit aussi à 2 suppressions de train comme le 17h13 au départ de Bercy, sans compter les retards et les RV manqués, c’est affligeant et inadmissible. Je ne peux pas comptabiliser les heures perdues ou les heures pour rattraper le retard au travail, mais j’ai dû le faire, et j’estime que c’est attenter à ma vie privée et professionnelle. Je reconnais le droit de grève, mais pour les usagers d’Auxerre, IL N’Y A PAS DE SERVICE MINIMUM QUI SOIT DIGNE DE CE NOM, Auxerre fut une gare fantôme pendant 16 jours. Alors leur 25% de réduction, pour tout le monde sur l’axe Auxerre/Paris, il n’y a pas de juste mesure, il faudrait que la Sncf reconnaisse là ou le bas blesse. Je veux rajouter que pendant les semaines 15 et 16 d’avril ; un Bombardier 2×4 caisses a assumé le trajet Auxerre/Paris  sans changement à L/M, comme avant le cadencement, et que c’était parfait. QUESTION : Pourquoi ne pas continuer ?

Commentaire de la rédaction : zéro train à Auxerre contre 1 contre toutes les heures à Sens, et 25% d’indemnité pour tout le monde. Ou est l’équité dans tout cela ? Est-ce si dur que cela de relever les indicateurs, d’établir un reporting et d’indemniser équitablement ? Par ailleurs, lors de la présentation de la FAUV à Paris Bercy en février 2010, nous nous sommes exprimés en tant qu’acteur positif et constructif pour la Sncf et la Région, nous avons demandé à être consulté et non seulement informé afin de faire part de l’opinion des usagers des différents axes ferroviaires gérés par la convention. Aucune nouvelle alors que la situation s’est aggravée.

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